D'abord et avant tout, ce texte répond en partie au défi 53: un psy / un moment de bonheur / décrire l'endroit.

Le canapé, que cela soit celui de la version d'hier (en liberty) est imprimé style printanier. En chintz comme dans les deux illustrations, avec des pommes dans un cas, des fleurs dans l'autre. Du coup, l'action se situe forcément en Angleterre. Ah les parterres de fleurs anglais, leurs maison comme des boîtes de bonbons! Les bow windows, et les vérandas. Pour la maison des Cavendish, je me suis inspirée d'une maison d'un de mes oncles sudaméricains. Sa fille l'a dessiné, pierre, vitre et bois. Sa grand-mère me confia, elle est froide cette maison.

Le baby-sitting pour animaux, une amie l'a fait dans une famille anglaise très riche, j'ai repris cette idée comme boulot d'étudiant.

assort_delphinium_bureauLes pieds d'alouettes me rappellent mes lectures d'enfant, Alice détective où j'ai découvert cette fleur.

Pour le paiement de Mme Cavendish avec rouge sur les joues, je ne l'ai rajouté qu'après. Les époux ne devaient plusapparaître. Mais cela expliquait le retard. Pratique...

Concernant l'épisode dont le narrateur se souvient à la dernière séance, il le voit avec ses yeux d'enfant. Les adultes ont un monde à eux incompréhensible parfois. Cette marraine, ce non dit familial: qu'a-t-elle fait? Où est-elle? Prison, décédée, disparue...  Pourquoi tant de temps avant de ce rendre compte que La chambre, lieu de psychanalyse, avait de fortes similitudes avec la maison de sa marraine, qu'il lui rappelait un certain bonheur? La bougie, le canapé... (voir dans la petite comptine) Il se décide à ne rien dire à la psy parce que il est évident que cela n'est pas nécessaire qu'elle sache. Il est important que lui ait fait le travail. La femme en gris a compris que ce rv scrupuleusement suivi, cette observation des lieux n'étaient pas sans raison dans le travail du patient. un rv avec un bonheur qui s'était effacé dans le déni des autres.

Quant à la chanson de Lama, que j'écoutais enfant, je la trouve très belle mais en même temps les paroles me mettent mal à l'aise...

Et surtout, je voulais traduire ce sentiment de mal-être que l'on éprouve pour certains chez le psy, ces questions qui font boule de neige, ces réponses qui amènent d'autres questionnements.

Et si vous en avez d'autres questions...

J'aime bien l'idée de ces textes un peu étrange, comme Sans nouvelles de Gurb de Eduardo Mendoza par exemple. Et un recueil de nouvelles de Arguedas je crois... La lectrice ne s'était pas sentie à l'aise et puis avait accepté, le jeu. Inutile de dire que j'ai adoré Mulholland drive.